• Jan 8, 2026

Écrire quand on est fatigué·e, triste ou démotivé·e

Pourquoi est-ce que j’oscille sans cesse entre périodes d’élan créatif et gros passages à vide ? Comment continuer à me sentir légitime quand mon énergie et mon rythme ne sont pas constants ?

On parle souvent d’inspiration, de discipline, de régularité. Beaucoup moins de fatigue, de ras-le-bol, de tristesse, de corps qui dit stop. Comme si un·e auteur·rice devait être une machine à produire des mots.

Spoiler : non. Écrire, ce n’est pas seulement une activité mentale. C’est un engagement émotionnel, physique, parfois épuisant. Et ça mérite d’être dit.

1. Ton corps écrit aussi (même quand tu l’oublies)

On croit souvent que l’écriture ne passe que par la tête. Mais ton corps est là, à chaque phrase. Les épaules qui se crispent, les yeux qui piquent, le cœur qui s’accélère dans une scène forte ou encore la fatigue après une séance intense.

Si ton corps est épuisé, ton écriture aussi le sera. Ce n’est pas un échec. C’est un signal.

→ Se lever, marcher, boire de l’eau, respirer… ce n’est pas « perdre du temps ». C’est revenir dans l’écriture par un autre chemin.

2. La démotivation n’est pas un manque de talent

Quand la motivation chute, on accuse souvent son niveau, son projet, sa légitimité. Mais la démotivation est très souvent liée à autre chose :

  • surcharge mentale ;

  • pression excessive ;

  • perfectionnisme ;

  • comparaison constante.

Tu ne perds pas l’envie d’écrire parce que tu n’es « pas fait·e pour ça ». Tu la perds parce que ton esprit est saturé. Et aucun cerveau créatif ne tient longtemps sous pression.

3. On n’écrit pas pareil selon ce qu’on traverse

Il y a des périodes où tout coule. D’autres où chaque phrase coûte, et c’est normal. Tu ne peux pas écrire un deuil comme une scène d’action, créer dans la tempête comme dans l’élan ou encore produire dans la peur comme dans la joie. Certaines phases de vie appellent du silence, des notes floues, des brouillons maladroits, ou juste… du repos.

Ce n’est pas une régression, c’est une métamorphose lente.

4. La productivité n’est pas la seule mesure de ta valeur

Tu n’es pas moins auteur·rice parce que tu écris moins. Tu n’es pas moins légitime parce que tu doutes. Tu n’es pas en retard parce que ton rythme est différent.

Dans une société qui valorise la performance, choisir d’avancer lentement est presque un acte de résistance. Et pourtant, c’est souvent dans ces lenteurs-là que les textes les plus justes prennent racine.

5. Parfois, le vrai travail, c’est de ne pas écrire

C’est dur à entendre, surtout quand on aime profondément les mots. Mais parfois, le vrai travail, c’est vivre, se reconstruire, se taire, observer, digérer. Les périodes sans écriture ne sont pas vides. Elles préparent autre chose. Un autre regard, une autre voix, un autre souffle.

En résumé

Tu n’es pas une machine à produire des chapitres. Tu es un·e auteur·rice vivant·e, traversé·e par des émotions, une énergie variable, un corps sensible.

Et c’est précisément ça… qui donne de la vérité à ce que tu écris


Liens et ressources

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